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Diplôme pour faire des tresses: atteinte à la culture africaine ou régulation des normes?

En Afrique faire des tresses ou exercer le métier de tresseusse ne nécessite pas une formation. L'apprentissage de cet activité se cultive chez certaines dès l'enfance: les filles se regroupent entre elles et se font des tresses, se rendent belles. Plusieurs africaines vivants en occident exercent le métier de tresseuse et gagnent leur vie. Mais depuis peu, aux Etats-Unis, une réforme dans ce secteur d'activité vient de basculer le quotidien des coiffeuses et tresseuses.

  

De nouvelles législations ont été mises sur pied pour réguler ce secteur d'activité. Une formation longue et onéreuse doit être suivi pour l'obtention d'une licence permettant de travailler en toute légalité. Il s'agit ici de 300 heures de formation coûtant environ 3,000 dollars US. Toute fois, cette démarche ne favorise et n'aide pas les coiffeuses qui vivent de cette activité. Bon nombre d'entre elles savent déjà tresser et ne comprennent pas pourquoi elles devraient apprendre à faire ce qu'elles savent déjà faire. Dans certains états, des plaintes ont été deposées par les tresseuses pour lutter contre cette législation stricte. Pourtant tresser sans licence est une infraction passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 2,500 dollars.
 
Pour certaines, le gouvernement américain porte ainsi atteinte à une pratique culturelle africaine, pour d'autres, il s'agit juste de réguler ce secteur d'activité, question d'être dans le respect des normes et régulation.   
 
 

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