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RIEN NE VA PLUS ENTRE LE MAROC ET LA CAF

Au terme d'un bras de fer d'un mois, la Confédération africaine de football (CAF) a dessaisi le Maroc, qui souhaitait un report de la compétition en raison de l'épidémie d'Ebola. 

La Coupe d'Afrique des nations (CAN) aura bien lieu, mais pas au Maroc. Le pays avait demandé, à plusieurs reprises, de repousser la compétition, en raison d'Ebola. Mais la Confédération africaine de football (CAF) n'a pas accédé à cette requête et lui a enlevé la responsabilité de l'organisation, mardi 11 novembre. Dans une interview accordée par le président de la CAF à BBC Afrique, Issa Hayatou s’exprime en ces termes :
 « Nous n’avons jamais laissé au pays la possibilité de solliciter un report. D’abord, il n’y a aucun caractère obligatoire. Les pays candidats souscrivent au cahier de charges, et une fois accepté, ils savent à quoi s’en tenir. » Il a ajouté plus loin : « Nous n’avons jamais badiné avec ça, car il y va de notre honneur et surtout vis-à-vis de nos sponsors et de nos annonceurs. De 1957 jusqu’à ce jour, la CAN n’a jamais été reportée ou reprogrammée. Jamais ! » Tels sont les mots que le président de la CAF a martelés durant son interview, laissant transparaitre sa déception et son indignation face au comportement du Maroc.
La décision du Maroc de reporter la CAN est-elle acceptable ?
Analysons cette attitude du Maroc. Le principal argument avancé par le Maroc est la menace que représente Ebola qui fait des ravages en Afrique de l’Ouest. Argument compréhensible, vu que l’état veut avant tout protéger sa population. Mais seulement, il y a déjà plus de trois mois que le virus Ebola a été déclaré et que des mesures ont été prises pour le contenir en attendant un vaccin. Durant tout ce temps, les phases de qualifications dans les différentes poules se sont déroulées sans la moindre embuche. S’il fallait que chaque pays refuse de prendre part à cette phase de poules qui continue d’ailleurs, que serait-il advenu de la compétition ? Des pays comme le Congo, la Côte d’Ivoire ou encore le Cameroun ont accueilli la sélection de Sierra Leone, pays où le virus continue de décimer la population. 
Une telle réaction qui a suscité un intérêt particulier des médias occidentaux jette de l’opprobre et du discrédit sur cette compétition. Les autorités marocaines ont-elles pensé à l’impact que leur décision pourrait avoir sur le football africain en termes de réputation ? Quoi qu'il en soit, les dés sont jetés et les conséquences ne vont pas tarder à se faire voir.
Conséquences
En attendant un communiqué officiel qui expliquera les mesures prises par la CAF, l’équipe nationale du Maroc est d’ores et déjà disqualifiée de la compétition.
Le profil du futur pays organisateur 
Ayant remis l'organisation de la CAN 2015 en jeu, elle a pris soin d’éviter de dévoiler les noms des potentiels candidats. Conséquence, chacun sur les réseaux sociaux et plateaux télé va de son propre pronostic. En attendant ce ne sera ni le Ghana qui a jugé ne pas être à mesure de se préparer pour une telle échéance en deux mois ni l’Afrique du Sud qui s’est opposée. Les semaines à venir nous en diront certainement davantage.
Quelles leçons la CAF doit-elle retenir ?
S’il y a une leçon à retenir de cet épisode, c’est qu’à l’avenir, la CAF doit toujours avoir un plan B solide, mettre en réserve un autre pays qui pourrait accueillir la CAN dans les plus brefs délais en cas de désistement du « premier choix ».

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